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Nos traditions

Le Saint patron

 Gabriel est, avec Michel gabrielet RaphaĂ«l, l’un des trois ĂŞtres cĂ©lestes aux  fonctions prĂ©cises, Ă  qui la Bible donne un nom propre. Son nom signifie « Homme de Dieu » ou « Homme Ă  qui Dieu fait confiance».  


Gabriel est le messager cĂ©leste qui apparaĂ®t pour rĂ©vĂ©ler la volontĂ© de Dieu : sa parole vaut un acte. En 1951, le Pape Pie XII dĂ©clara l’Archange Gabriel « patron cĂ©leste de toutes les activitĂ©s relatives aux tĂ©lĂ©communication. ». C’est par cette dĂ©cision que Gabriel devint le Saint Patron des tĂ©lĂ©communications civiles et militaires. Et autour du 29 septembre, chaque annĂ©e, tous les transmetteurs fĂŞtent Gabriel, le Saint Patron de leur arme. 
   
   

Au-delĂ , c’est bien l’ensemble des professionnels des unitĂ©s servant les systèmes d’information et de communications (SIC), la guerre Ă©lectronique (GE) et le soutien de quartier gĂ©nĂ©ral (SQG) qui peuvent se reconnaĂ®tre dans ce rendez-vous qui conjugue, dans un esprit d’ouverture et de camaraderie, la solennitĂ© du cĂ©rĂ©monial et la liesse de la fĂŞte partagĂ©e.      

           

Le fait qu’il annonça Ă  la Vierge Marie qu’elle allait ĂŞtre mère de JĂ©sus faisait idĂ©alement de Gabriel le symbole de l’information bien transmise et l’image naturelle du transmetteur. Messager cĂ©leste et archange, c’est-Ă -dire « chef des anges », Gabriel porte un nom qui signifie « Force de Dieu ». Ayant accès au « conseil de Dieu », il est reconnu comme Ă©tant sa main droite. 

Ainsi, à l’image de Gabriel, le transmetteur est bien le bras droit des chefs militaires, permettant l’exercice de leur commandement par l’établissement de liaisons fiables et la délivrance de services sécurisés. Saint Gabriel et tous les saints patrons font partie de ces symboles et de ces signes qui illustrent au quotidien nos valeurs, ainsi que le font notre drapeau, nos insignes d’arme et de régiment, nos chants et nos traditions, nos salles d’honneur qui portent la mémoire des anciens.

Fêter Gabriel chaque année contribue à nourrir ce terreau de valeurs qui ancre notre appartenance à une unité, fonde notre identité collective et nourrit notre fierté de servir sous les mêmes couleurs.
A cette même date du 29 septembre, deux autres archanges sont célébrés : les parachutistes fêtent Saint-Michel et les spécialistes du renseignement, Saint-Raphaël.

La ChaouĂŻa

 

Chaoua

 

Télégraphie sans fil au début, télégraphie avec fil par la suite ont paru également satisfaire le commandement. Le général d’Amade a bien voulu, par deux ordres du jour de félicitations, exprimer aux télégraphistes qu’il n’avait qu’à se louer de leurs services.

Cet article ne serait pas complet si on n’y disait un mot du personnel.

Les sapeurs télégraphistes, tant au Mont Valérien que d’Alger, se sont montrés parfaits en toutes circonstances, plus qu’à hauteur de leur tâche.

Télégraphistes de l’optique qui, entre deux longues journées de marche, passaient souvent la nuit à transmettre, télégraphistes sans filistes qui, de nuit comme de jour, faisaient preuve d’un dévouement absolu et dont l’un, le caporal Aurivel, est mort pour n’avoir pas voulu se faire porter malade, monteurs de lignes travaillant des semaines entières avec une ardeur que rien ne pouvait lasser, tous ont fait vaillamment leur devoir. Une mention toute spéciale est due aux sous-officiers. L’un d’eux, le sergent Freydier, qui avait fait seul la ligne Settat-Ouled Saïd, est mort à la peine. Son nom est à placer ici. C’était certainement l’un des meilleurs sous-officiers. Les autres, l’adjudant Auclair, les sergents Capou, Varin, Cortès, Foulquié, Blanc, Châtain, Scribe, ont toujours fait leur service avec une conscience, un dévouement, une compréhension de leur rôle que l’on ne saurait trop louer. C’est en grande partie à eux que le service de la télégraphie militaire en Chaouïa doit d’avoir toujours été à la hauteur de sa tâche.

Voilà comment le lieutenant METZ, du 24e bataillon du génie, décrivait ce qui s’est passé de 1907 à 1909 dans la vallée de la Chaouïa durant la première campagne du Maroc. Pour la première fois, les sapeurs télégraphistes ont permis au pouvoir politique de diriger, depuis la métropole, les opérations militaires se déroulant sur le territoire marocain.

Ce fait d’armes, précurseur de tous les engagements modernes, sera maintenant célébré chaque année dans le cadre des festivités de la Saint Gabriel conformément à la volonté du père de l’Arme.

Prenant part à notre ancrage identitaire, il sera un levier pour fédérer davantage l’ensemble de la communauté des transmissions, autour des valeurs véhiculées par les sapeurs télégraphistes de l’époque.

Lors de la cĂ©lĂ©bration de la Saint Gabriel 2013 Ă  l’École des transmissions, le gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e LAFONTAINE qui prĂ©sidait cette cĂ©rĂ©monie, a officialisĂ© dans son ordre du jour, qui se trouve ci-dessous, l’ancrage identitaire de cette campagne : « DĂ©sormais, chaque annĂ©e, Ă  l’occasion de la fĂŞte de saint Gabriel, vous aurez Ă  cĹ“ur de rappeler cette Ă©popĂ©e qui contient en germe bien des caractĂ©ristiques de nos engagements actuels, jusqu’à l’opĂ©ration Serval au Mali. Â»

 

Le chant

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1. Par delĂ  les terres et l’ocĂ©an                

Sur tous les fronts offrant sa vie,               

Le transmetteur va de l’avant                   

Pour relier et unir aussi.                           

      
    

5. Tout dévoué à sa patrie

Il entra dans la résistance.

Vers l’Indochine il est parti,

Pour ta gloire, Ă” toi ma France.

               

R. A travers l’espace et le ciel                   

Transmetteur : porte les nouvelles !           

Au nom de la France et par Saint Gabriel     

Un cri : « Vive les Transmissions ! Â»            

 

6. Bravant la mort et la souffrance,

Car rien ne craint que le silence ;

Et pour pouvoir vaincre l’adversaire,

Unir les armes il faut le faire.

 

2. Avec honneur il s’est battu,                      

Des champs de la Somme Ă  l’Italie,              

Beaucoup de pertes il a connu,                  

De Verdun jusqu’à l’AlgĂ©rie.                       

7. Le regard droit vers l’avenir,     

Pour honorer ses chers anciens,

Sans cesse soutenir sans faillir,

La perfection est un besoin.

 

3. Quand au combat le danger couve,       

Il n’affirme rien qu’il ne prouve.                

Par les ondes et pour les siens            

Il doit agir vite et bien.                        

8. Par calme ou tempĂŞte dans les cieux,

Le cœur ardent et généreux,

Son action reste vive et sure,

Il est la foudre dans l’azur.

4. HĂ©ritier des anciens sapeurs,              

Et fier et droit Ă  l’oreille fine,                     

Le transmetteur crie Ă  grand cĹ“ur :        

« Qui me regarde s’incline Â».                    

9. Pour la gloire des transmetteurs

Si t’es l’ancien, sois le meilleur.

La maîtrise de l’information

 Donnera victoire Ă  la nation.

 

 


 

Ordre du jour n°6

 

 

 

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